dimanche 4 décembre 2016

Chostakovitch, pas plus juif qu’Evtouchenko

Dans son ouvrage Le Destin juif et la musique (Fayard, 2001), déjà évoqué précédemment, Frans C. Lemaire fait état d’une inspiration juive présente dans certaines œuvres de Chostakovitch, de façon plus explicite qu’ailleurs dans son cycle de mélodies Sur des poésies populaires juives op. 79.

Par ailleurs, dans sa treizième symphonie « Babi Yar », Chostakovitch a mis en musique le poème éponyme d’Evguéni Evtouchenko, qui est une protestation contre l’antisémitisme et qui dénonce l’attitude des autorités soviétiques vis-à-vis de la mémoire du massacre des Juifs en Ukraine.

Peut-être est-ce pour l’une de ces deux raisons que certains se sont imaginé que « Chosta » était juif.

Frans C. Lemaire consacre à Dimitri Chostakovitch pas moins de 11 pages (pp. 535-545), mais il précise que le compositeur, bien qu’ayant fait preuve d’une compassion et d’un intérêt particuliers pour le destin juif, n’était pas juif lui-même.

Les origines de Dimitri Dmitrievitch Chostakovitch sont russes et polonaises. Son grand-père Boleslav Chostakovitch, ou Boleslaw Szostakowicz en polonais, avait été exilé en Sibérie pour avoir été impliqué dans une tentative d’assassinat du tsar Alexandre II, en 1866 (Wikipedia). 

Dimitri Dmitrievitch signifie Dimitri, fils de Dimitri. Je dois encore le répéter ici, un fils portant le même prénom que son père, cela n’existe pratiquement pas chez les Juifs.

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